{"id":4422,"date":"2014-02-24T12:38:28","date_gmt":"2014-02-24T12:38:28","guid":{"rendered":"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/?p=4422"},"modified":"2014-02-24T12:50:20","modified_gmt":"2014-02-24T12:50:20","slug":"impots-en-afrique-entretien-avec-kieran-holmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/impots-en-afrique-entretien-avec-kieran-holmes\/","title":{"rendered":"Imp\u00f4ts en Afrique: entretien avec Kieran Holmes"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Kieran Holmes est Commissaire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Office burundais des recettes (OBR), une autorit\u00e9 semi-autonome de perception d\u2019imp\u00f4ts. Il\u00a0<\/strong><\/em><em><strong>est \u00e9galement\u00a0coauteur d\u2019un rapport, r\u00e9cemment publi\u00e9 par Africa Research Institute (ARI), exposant en d\u00e9tail les r\u00e9formes de collecte d\u2019imp\u00f4ts et d\u2019administration qui ont \u00e9t\u00e9s entrepris dans un des plus pauvres pays d\u2019Afrique (disponible ici en <a title=\"Pour l'Etat et le Citoyen: reforme de l'administration fiscale au Burundi\" href=\"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/FRA-05-ARI-Policy-Voice-POUR-ETAT-ET-CITOYEN_sml.pdf\" target=\"_blank\">fran\u00e7ais<\/a> ou en <a title=\"For State and Citizen: reforming revenue administration in Burundi\" href=\"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/FOR-STATE-AND-CITIZEN-Reforming-revenue-administration-in-Burundi-FINAL.pdf\" target=\"_blank\">anglais<\/a>). Dans cet entretien avec <a title=\"Jonathan Bhalla\" href=\"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/jonathan-bhalla\/\" target=\"_blank\">Jonathan Bhalla<\/a>, Directeur de recherche d\u2019ARI, Kieran examine comment l\u2019OBR est devenu une institution mod\u00e8le, bien qu\u2019elle reste expos\u00e9e \u00e0 une incertitude financi\u00e8re malgr\u00e9 ses multiples succ\u00e8s.<\/strong><\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_4359\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Kieran-Holmes.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4359\" class=\"size-medium wp-image-4359 \" alt=\"Kieran Holmes, Commissioner General of the Office Burundais des Recettes\" src=\"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Kieran-Holmes-300x200.jpg\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Kieran-Holmes-300x200.jpg 300w, https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Kieran-Holmes-1024x682.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4359\" class=\"wp-caption-text\">Commissionnaire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Office des recettes burundais<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1. Quelle \u00e9tait la situation en termes de collecte et administration de recettes au moment o\u00f9 la guerre civile a pris fin\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle \u00e9tait assez mauvaise. En 2009, le gouvernement n\u2019a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 que 301 millions BIF, (l\u2019\u00e9quivalent de 124 millions de dollars). La collecte de recettes \u00e9tait fragment\u00e9e entre deux administrations s\u00e9par\u00e9es. L\u2019une \u00e9tant le d\u00e9partement d\u2019imp\u00f4ts, et l\u2019autre le d\u00e9partement de douanes. Les deux appartenaient au Minist\u00e8re des Finances, et les deux \u00e9taient r\u00e9put\u00e9es pour leur niveau de corruption. Il n\u2019y avait pas de coordination ou de partage d\u2019informations. De ce fait, tr\u00e8s peu de revenu pouvaient \u00eatre recouvert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2. Qu\u2019est-ce qui a conduit \u00e0 cette nouvelle approche de cr\u00e9er un nouvel organe fiscal semi-autonome au Burundi\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019adh\u00e9sion burundaise \u00e0 la Communaut\u00e9 de l\u2019Afrique de l\u2019Est (EAC) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cisive ici. Or, le gouvernement burundais savait qu\u2019il devait harmoniser son administration d\u2019imp\u00f4ts avec d\u2019autres \u00e9tats-membres de l\u2019EAC pour que le projet d\u2019int\u00e9gration et de march\u00e9 commun deviennent une r\u00e9alit\u00e9. La cr\u00e9ation d\u2019une autorit\u00e9 semi-autonome de perception (ASAP) \u00e9tait un moyen pour atteindre \u00e0 ce but.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En outre, le gouvernement avait besoin de recueillir plus d\u2019argent sur le plan interne. Ils savaient que les ASAP avaient connu de bons r\u00e9sultats en Afrique de l\u2019Est, et qu\u2019elles \u00e9taient capables de g\u00e9n\u00e9rer des revenus \u00e9lev\u00e9s. Surtout aux d\u00e9buts de leur cr\u00e9ation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<blockquote class=\"left\"><p>&#8220;La premi\u00e8re chose que nous avons fait c\u2019\u00e9tait de changer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du\u00a0personnel&#8221;<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3. Quelle est le facteur le plus important pour la collecte de revenus dans un pays comme le Burundi\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est une question de retour aux bases. Quand nous avons cr\u00e9\u00e9<a title=\"Office burundais des recettes\" href=\"http:\/\/www.obr.bi\/\" target=\"_blank\"> l\u2019Office burundais des recettes (OBR)<\/a>, la premi\u00e8re chose que nous avons fait c\u2019\u00e9tait de changer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9\u00a0du personnel, et de les former suivant les meilleures pratiques internationales, notamment sur l\u2019administration de la collecte d\u2019imp\u00f4ts. Nous avons recrut\u00e9 425 nouvelles personnes, sur les 9000 candidatures que nous avons re\u00e7u.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019OBR nous avons \u00e9tabli les meilleures normes possibles d\u00e8s le d\u00e9but. Le personnel est recrut\u00e9 sur la base de contrats ax\u00e9s sur les r\u00e9sultats, et les employ\u00e9s peuvent \u00eatre licenci\u00e9s en cas de corruption ou de sous-performance. Dans l\u2019administration pr\u00e9c\u00e9dente il \u00e9tait impossible de faire la distinction entre personnel malhonn\u00eate et personnel incomp\u00e9tent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4. Les exemptions repr\u00e9sentent environ 20 pourcent du revenu per\u00e7u\u00a0par l\u2019OBR. Quel est l\u2019impact de cela ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a trois sortes d\u2019exemptions. Premi\u00e8rement, il y a les exemptions qui sont accord\u00e9es sur la base du droit international, ou des accords de commerce bilat\u00e9raux entre le Burundi et d\u2019autres pays. La deuxi\u00e8me sorte, ce sont les exemptions qui ont \u00e9t\u00e9s accord\u00e9es sur la base de codes d\u2019investissement, r\u00e9gi par l\u2019Agence burundaise de promotion d\u2019investissements. Enfin, il y a les exemptions qui sont inclus dans des contrats entre le gouvernement et des investisseurs priv\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce dernier type d\u2019exemptions est la plus dangereuse, car il n\u2019y a pas de raison d\u2019\u00eatre purement \u00e9conomique derri\u00e8re ces exemptions discr\u00e9tionnaires. L\u2019affirmation que de telles mesures d\u2019incitation acc\u00e9l\u00e8rent la cr\u00e9ation d\u2019emploi est empiriquement infond\u00e9e. Par ailleurs, rien ne d\u00e9montre que les investissements \u00e9trang\u00e8res, qui ont \u00e9t\u00e9s faites depuis 2010, ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 ces exemptions. Il y a un v\u00e9ritable danger que l\u2019Etat donne quelque chose sans rien avoir en retour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>5. Pourquoi \u00e9tait-il important de changer le fonctionnement des douanes\u00a0au Burundi\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une des fonctions de l\u2019OBR c\u2019est la facilitation du commerce. Approfondir l\u2019int\u00e9gration est une des priorit\u00e9s du gouvernement burundais, depuis que le pays est devenu membre \u00e0 part enti\u00e8re de l\u2019EAC. L\u2019OBR poursuit activement cet objectif, cherchant \u00e0 r\u00e9duire le temps n\u00e9cessaire pour faire passer des biens par les postes fronti\u00e8res et par le port de Bujumbura.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un des d\u00e9fis les plus importants de l\u2019OBR a \u00e9t\u00e9 de combattre la corruption dans les points de passage. L\u2019introduction des frais douaniers se fait en temps r\u00e9el et par un certain nombre d\u2019\u00e9tapes, durant lesquelles le potentiel de corruption augmente. En plus, beaucoup de gens ne comprennent, tout simplement, pas pourquoi ils devraient payer des droits de douanes ou une TVA, et se plaignent virulemment des pots de vin au points de contr\u00f4le de police, mais aussi d\u2019autres formes d\u2019extorsion commis par les fonctionnaires et les agents.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les douanes sont g\u00e9n\u00e9ralement une affaire compliqu\u00e9e, mais le sont d\u2019autant plus depuis l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019EAC. Les biens en provenance de la r\u00e9gion de l\u2019EAC sont exempt\u00e9s des droits douaniers, mais la TVA s\u2019applique toujours. Les produits en provenance d\u2019en dehors de l\u2019EAC sont soumis \u00e0 des droits de douanes, sauf s\u2019il y a un arrangement sp\u00e9cial en place, par exemple une zone de libre-\u00e9change ou un accord de commerce bilat\u00e9ral.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>6. Qu\u2019est-ce qui peut \u00eatre fait pour renforcer l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale en termes de collecte d\u2019imp\u00f4ts\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons besoin d\u2019harmoniser les imp\u00f4ts. La base imposable ainsi que les taux de taxation de chaque pays devraient \u00eatre plus ou moins les m\u00eames. Par exemple, le contexte fiscal au Burundi devrait \u00eatre similaire \u00e0 celui du Kenya. Ceci emp\u00eache \u00ab\u00a0la course vers le bas\u00a0\u00bb\u00a0; un ph\u00e9nom\u00e8ne o\u00f9 les pays se font la concurrence pour obtenir des investissements en r\u00e9duisant constamment les taux d\u2019imposition. En plus, il est utile d\u2019avoir une administration d\u2019imp\u00f4ts qui est la m\u00eame pour tous les pays, et c\u2019est ce que le Burundi a cherch\u00e9 \u00e0 faire en cr\u00e9ant l\u2019OBR.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>7. Quelles sont les difficult\u00e9s associ\u00e9es avec l\u2019harmonisation des imp\u00f4ts ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est pas facile, encore moins quand les n\u00e9gociations se d\u00e9roulent entre cinq gouvernements nationaux. Le probl\u00e8me c\u2019est qu\u2019au sein de l\u2019EAC les structures \u00e9conomiques des pays-membres peuvent \u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rentes. A titre d\u2019exemple, l\u2019\u00e9conomie d\u2019un pays peut \u00eatre d\u00e9pendante de l\u2019extraction des ressources naturelles. Ces pays-l\u00e0 auront un int\u00e9r\u00eat fort de taxer leurs rendements du capital investi, \u00e0 savoir les dividendes, les int\u00e9r\u00eats, les redevances (ou <i>royalities)<\/i>, et les frais de gestion. Cependant, il se peut qu\u2019un autre pays veuille se lancer dans le secteur minier, et cherchera \u00e0 offrir des taux d\u2019imposition s\u2019approchant le plus du z\u00e9ro possible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>8. De quelle fa\u00e7on l\u2019OBR cherche-t-il \u00e0 augmenter les revenus futurs\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, le secteur minier serait une importante source de revenus. En octobre 2013 le Burundi a pass\u00e9 un nouvel code minier. A l\u2019OBR nous croyons que ce secteur pourra g\u00e9n\u00e9rer beaucoup de revenus pour la caisse de l\u2019Etat, mais nous essayons \u00e9galement d\u2019am\u00e9liorer la collecte d\u2019imp\u00f4ts dans les secteurs informels. Par exemple, nous avons lanc\u00e9 une campagne cherchant \u00e0 motiver tous les PME \u00e0 s\u2019enregistrer en tant que contribuables. Au Burundi certaines entreprises priv\u00e9es pr\u00e9tendent \u00eatre plus petites qu\u2019elles le sont dans le but d\u2019\u00e9chapper \u00e0 certaines obligations d\u2019imp\u00f4ts.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>9. Existe-t-il un lien entre collecte et administration des imp\u00f4ts plus professionnalis\u00e9e, et la transparence et responsabilit\u00e9 d\u2019un gouvernement\u00a0? Si la taxation est plus transparente, peut-elle servir \u00e0 titre d\u2019exemple aux autres branches du gouvernement\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis convaincu que c\u2019est le cas. Dans mon exp\u00e9rience, l\u2019OBR a eu un impact visible \u2013 et positive \u2013 pour d\u2019autres agences gouvernementales. Pour certaines personnes, l\u2019OBR est consid\u00e9r\u00e9 en tant qu\u2019institution \u00ab\u00a0model\u00a0\u00bb. J\u2019esp\u00e8re qu\u2019il y aura un temps o\u00f9 tout le monde dira, \u00ab\u00a0ok, je veux faire mieux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>10. Pourquoi pensez-vous que le soutien aux autorit\u00e9s comme l\u2019OBR devrait \u00eatre une priorit\u00e9 pour les bailleurs de fonds dans les ann\u00e9es \u00e0 venir\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un soutien constant aux offices des recettes en Afrique a produit une augmentation consid\u00e9rable des revenus gouvernementaux. Burundi n\u2019est qu\u2019un exemple. Cependant, pour continuer \u00e0 construire sur ces exploits, l\u2019OBR a besoin d\u2019une stabilit\u00e9 financi\u00e8re pour prendre ses propres d\u00e9cisions, comme ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini dans son Plan strat\u00e9gique 2013-2017. Ces objectifs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis localement, en collaboration avec le gouvernement burundais, et ont \u00e9t\u00e9 bien re\u00e7u par la communaut\u00e9 internationale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma plus grande crainte, actuellement, est que l\u2019OBR ne sera pas capable de se d\u00e9velopper avec assez d\u2019autonomie, pour poursuivre ces besoins et plans strat\u00e9giques \u00e0 cause de l\u2019instabilit\u00e9 financi\u00e8re qui entoure l\u2019organisation. A ce moment m\u00eame, la deuxi\u00e8me \u00e9tape de soutien \u00e0 l\u2019OBR n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e. La tranche actuelle de financement se termine en 2014. Cette incertitude est un vrai souci pour toute l\u2019organisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un soutien \u00e0 long-terme apport\u00e9 aux autorit\u00e9s de recettes repr\u00e9sente une \u00e9norme plus-value pour les bailleurs de fonds, et l\u2019OBR est l\u2019exemple parfaite. Plus les gouvernements des pays en d\u00e9veloppement sont financi\u00e8rement s\u00e9curis\u00e9s, moins ils d\u00e9pendraient des bailleurs de fonds pour financer ses services sociaux et son d\u00e9veloppement d\u2019infrastructures. Assur\u00e9ment, ceci devrait \u00eatre l\u2019objectif de toute sorte d\u2019aide internationale. N\u2019est-ce pas\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pour aller plus loin, lisez l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du rapport, <a title=\"Pour l\u2019Etat et le Citoyen : la r\u00e9forme de l\u2019administration fiscale au Burundi\" href=\"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/publications\/pour-letat-et-le-citoyen-la-reforme-de-ladministration-fiscale-au-burundi\/\" target=\"_blank\">Pour l\u2019Etat et le Citoyen\u00a0: la r\u00e9forme de l\u2019administration fiscale au Burundi<\/a><\/strong><\/p>\n<p>\u00e9crit par <a title=\"Jonathan Bhalla\" href=\"https:\/\/africaresearchinstitute.org\/wordpress\/jonathan-bhalla\/\" target=\"_blank\">Jonathan Bhalla<\/a>, Directeur de recherche<\/p>\n<p>traduit par Olivier Milland, Assistant de Communication et de recherche<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Kieran Holmes est Commissaire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Office burundais des recettes (OBR), une autorit\u00e9 semi-autonome de perception d\u2019imp\u00f4ts. Il\u00a0est \u00e9galement\u00a0coauteur d\u2019un rapport, r\u00e9cemment publi\u00e9 par Africa Research Institute (ARI), exposant en d\u00e9tail les r\u00e9formes de collecte d\u2019imp\u00f4ts et d\u2019administration qui ont \u00e9t\u00e9s entrepris dans un des plus pauvres pays d\u2019Afrique (disponible ici en fran\u00e7ais ou en anglais). Dans cet entretien avec Jonathan Bhalla, Directeur de recherche d\u2019ARI, Kieran examine comment l\u2019OBR est devenu une institution mod\u00e8le, bien qu\u2019elle reste expos\u00e9e \u00e0 une incertitude financi\u00e8re malgr\u00e9 ses multiples succ\u00e8s. 1. Quelle \u00e9tait la situation en termes de collecte et administration de recettes au moment o\u00f9 la guerre civile a pris fin\u00a0? Elle \u00e9tait assez mauvaise. En 2009, le gouvernement n\u2019a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 que 301 millions BIF, (l\u2019\u00e9quivalent de 124 millions de dollars). La collecte de recettes \u00e9tait fragment\u00e9e entre deux administrations s\u00e9par\u00e9es. L\u2019une \u00e9tant le d\u00e9partement d\u2019imp\u00f4ts, et l\u2019autre le d\u00e9partement de douanes. Les deux appartenaient au Minist\u00e8re des Finances, et les deux \u00e9taient r\u00e9put\u00e9es pour leur niveau de corruption. Il n\u2019y avait pas de coordination ou de partage d\u2019informations. De ce fait, tr\u00e8s peu de revenu pouvaient \u00eatre recouvert. 2. Qu\u2019est-ce qui a conduit \u00e0 cette nouvelle approche de cr\u00e9er un nouvel organe fiscal semi-autonome au Burundi\u00a0? L\u2019adh\u00e9sion burundaise \u00e0 la Communaut\u00e9 de l\u2019Afrique de l\u2019Est (EAC) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cisive ici. Or, le gouvernement burundais savait qu\u2019il devait harmoniser son administration d\u2019imp\u00f4ts avec d\u2019autres \u00e9tats-membres de l\u2019EAC pour que le projet d\u2019int\u00e9gration et de march\u00e9 commun deviennent une r\u00e9alit\u00e9. La cr\u00e9ation d\u2019une autorit\u00e9 semi-autonome de perception (ASAP) \u00e9tait un moyen pour atteindre \u00e0 ce but. En outre, le gouvernement avait besoin de recueillir plus d\u2019argent sur le plan interne. Ils savaient que les ASAP avaient connu de bons r\u00e9sultats en Afrique de l\u2019Est, et qu\u2019elles \u00e9taient capables de g\u00e9n\u00e9rer des revenus \u00e9lev\u00e9s. Surtout aux d\u00e9buts de leur cr\u00e9ation. 3. Quelle est le facteur le plus important pour la collecte de revenus dans un pays comme le Burundi\u00a0? C\u2019est une question de retour aux bases. Quand nous avons cr\u00e9\u00e9 l\u2019Office burundais des recettes (OBR), la premi\u00e8re chose que nous avons fait c\u2019\u00e9tait de changer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9\u00a0du personnel, et de les former suivant les meilleures pratiques internationales, notamment sur l\u2019administration de la collecte d\u2019imp\u00f4ts. Nous avons recrut\u00e9 425 nouvelles personnes, sur les 9000 candidatures que nous avons re\u00e7u. A l\u2019OBR nous avons \u00e9tabli les meilleures normes possibles d\u00e8s le d\u00e9but. Le personnel est recrut\u00e9 sur la base de contrats ax\u00e9s sur les r\u00e9sultats, et les employ\u00e9s peuvent \u00eatre licenci\u00e9s en cas de corruption ou de sous-performance. Dans l\u2019administration pr\u00e9c\u00e9dente il \u00e9tait impossible de faire la distinction entre personnel malhonn\u00eate et personnel incomp\u00e9tent. 4. Les exemptions repr\u00e9sentent environ 20 pourcent du revenu per\u00e7u\u00a0par l\u2019OBR. Quel est l\u2019impact de cela ? Il y a trois sortes d\u2019exemptions. Premi\u00e8rement, il y a les exemptions qui sont accord\u00e9es sur la base du droit international, ou des accords de commerce bilat\u00e9raux entre le Burundi et d\u2019autres pays. La deuxi\u00e8me sorte, ce sont les exemptions qui ont \u00e9t\u00e9s accord\u00e9es sur la base de codes d\u2019investissement, r\u00e9gi par l\u2019Agence burundaise de promotion d\u2019investissements. Enfin, il y a les exemptions qui sont inclus dans des contrats entre le gouvernement et des investisseurs priv\u00e9s. Ce dernier type d\u2019exemptions est la plus dangereuse, car il n\u2019y a pas de raison d\u2019\u00eatre purement \u00e9conomique derri\u00e8re ces exemptions discr\u00e9tionnaires. L\u2019affirmation que de telles mesures d\u2019incitation acc\u00e9l\u00e8rent la cr\u00e9ation d\u2019emploi est empiriquement infond\u00e9e. Par ailleurs, rien ne d\u00e9montre que les investissements \u00e9trang\u00e8res, qui ont \u00e9t\u00e9s faites depuis 2010, ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 ces exemptions. Il y a un v\u00e9ritable danger que l\u2019Etat donne quelque chose sans rien avoir en retour. 5. Pourquoi \u00e9tait-il important de changer le fonctionnement des douanes\u00a0au Burundi\u00a0? Une des fonctions de l\u2019OBR c\u2019est la facilitation du commerce. Approfondir l\u2019int\u00e9gration est une des priorit\u00e9s du gouvernement burundais, depuis que le pays est devenu membre \u00e0 part enti\u00e8re de l\u2019EAC. L\u2019OBR poursuit activement cet objectif, cherchant \u00e0 r\u00e9duire le temps n\u00e9cessaire pour faire passer des biens par les postes fronti\u00e8res et par le port de Bujumbura. Un des d\u00e9fis les plus importants de l\u2019OBR a \u00e9t\u00e9 de combattre la corruption dans les points de passage. L\u2019introduction des frais douaniers se fait en temps r\u00e9el et par un certain nombre d\u2019\u00e9tapes, durant lesquelles le potentiel de corruption augmente. En plus, beaucoup de gens ne comprennent, tout simplement, pas pourquoi ils devraient payer des droits de douanes ou une TVA, et se plaignent virulemment des pots de vin au points de contr\u00f4le de police, mais aussi d\u2019autres formes d\u2019extorsion commis par les fonctionnaires et les agents. Les douanes sont g\u00e9n\u00e9ralement une affaire compliqu\u00e9e, mais le sont d\u2019autant plus depuis l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019EAC. Les biens en provenance de la r\u00e9gion de l\u2019EAC sont exempt\u00e9s des droits douaniers, mais la TVA s\u2019applique toujours. Les produits en provenance d\u2019en dehors de l\u2019EAC sont soumis \u00e0 des droits de douanes, sauf s\u2019il y a un arrangement sp\u00e9cial en place, par exemple une zone de libre-\u00e9change ou un accord de commerce bilat\u00e9ral. 6. Qu\u2019est-ce qui peut \u00eatre fait pour renforcer l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale en termes de collecte d\u2019imp\u00f4ts\u00a0? Nous avons besoin d\u2019harmoniser les imp\u00f4ts. La base imposable ainsi que les taux de taxation de chaque pays devraient \u00eatre plus ou moins les m\u00eames. Par exemple, le contexte fiscal au Burundi devrait \u00eatre similaire \u00e0 celui du Kenya. Ceci emp\u00eache \u00ab\u00a0la course vers le bas\u00a0\u00bb\u00a0; un ph\u00e9nom\u00e8ne o\u00f9 les pays se font la concurrence pour obtenir des investissements en r\u00e9duisant constamment les taux d\u2019imposition. En plus, il est utile d\u2019avoir une administration d\u2019imp\u00f4ts qui est la m\u00eame pour tous les pays, et c\u2019est ce que le Burundi a cherch\u00e9 \u00e0 faire en cr\u00e9ant l\u2019OBR. 7. Quelles sont les difficult\u00e9s associ\u00e9es avec l\u2019harmonisation des imp\u00f4ts ? Ce n\u2019est pas facile, encore moins quand les n\u00e9gociations se d\u00e9roulent entre cinq gouvernements nationaux. Le probl\u00e8me c\u2019est qu\u2019au sein de l\u2019EAC les structures \u00e9conomiques des pays-membres peuvent \u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rentes. A titre d\u2019exemple, l\u2019\u00e9conomie d\u2019un pays peut \u00eatre d\u00e9pendante de l\u2019extraction des ressources naturelles. 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